5 Bonnes raisons de faire grève : 5 novembre, Grève générale féministe !

1. LES SALAIRES QUI STAGNENT, LES PRIX QUI AUGMENTENT…

Depuis 2017, l’augmentation des salaires a peu à peu été gommée par l’augmentation des prix !

Cette précarité organisée par l’état et les patrons touche plus durement les femmes, qui occupent la majorité des emplois à temps partiel et des contrats courts. La précarité est aussi un accélérateur des violences sexistes et sexuelles, car elle rend plus difficile de fuir un conjoint, un foyer ou un patron violent.

2. LES SERVICES PUBLICS SACCAGÉS…

Depuis 2017, le gouvernement Macron c’est :

  • 10 000 postes d’enseignant·es en moins
  • plus de 26 000 lits d’hôpitaux supprimés
  • 81 maternités fermées

Les secteurs de l’éducation, de la santé et du social sont des leviers essentiels de la lutte contre les violences. Mais faute de fric, ils sont aujourd’hui incapables d’effectuer leurs missions. Pire, les usager·es sont exposé·es à des violences au                                                                                                             sein même des services publics !

3. LECORNU QUI CONCÈDE DES MIETTES AUX ÉTUDIANT·ES…

La semaine dernière, le gouvernement a commencé à reculer face au mouvement étudiant et lycéen ! Lecornu a concédé quelques miettes :

  • 15 000 places dans l’enseignement supérieur… alors que 250 000 exigées
  • pas de nouvelles suppressions de profs cette année… alors que des personnels supplémentaires sont exigés.
  • Indexation des bourses étudiantes sur l’inflation… alors qu’une augmentation de 200 euros est exigée.

4. LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES MUSULMANES…

Aujourd’hui, 80% des violences islamophobes sont commises contre des femmes : insultes, coups, discriminations au travail, au logement… L’état lui-même produit et entretient ces violences en mettant en oeuvre des lois racistes qui interdisent le port du foulard dans certains espaces.

5. LES JEUNES EXILÉ·ES LAISSÉ·ES À LA RUE …

Des centaines de personnes, souvent exilé·es, dorment sur les trottoirs de Paris. Elles sont ballottées entre des centres d’hébergement insalubres et surchargés, et des campements précaires régulièrement évacués dans la violence par la police. Malgré des promesses de campagne faites au
collectif des Jeunes de Belleville, le maire de Paris n’a toujours pas engagé la création de nouveaux centres d’hébergement ni proposé de solution digne.

DROIT DE GRÈVE : MODE D’EMPLOI !

• Le préavis de grève déposé par l’intersyndicale pour ce jeudi 05 novembre concerne tous les secteurs !

• Tu n’as pas besoin d’être syndiqué·e pour faire grève

• Tu n’as pas besoin qu’il y ait des représentant·es
syndicaux sur ton lieu de travail pour faire grève.

• Si tu travailles dans le privé : légalement, tu n’as pas besoin de te déclarer gréviste en avance auprès de ta hiérarchie (sauf si tu travailles dans le secteur des transports de passager·es). Néanmoins, tu peux le faire pour limiter les tensions.

• Si tu travailles dans le public : tu n’as pas besoin de te déclarer gréviste en avance auprès de ta hiérarchie, sauf dans certains secteurs spécifiques (petite enfance, écoles primaires et maternelles, animation…)

Pour l’augmentation de tous les revenus et leur indexation sur le coût de la vie, pour le financement des services publics de l’éducation, de la santé et du social, pour l’application immédiate des 10 mesures d’urgence pour la jeunesse, pour l’abrogation de la loi 2004 et de tous les décrets et règlements qui interdisent le port du foulard, pour la régularisation de tous les sans papiers, le financement d’hébergements d’urgence et la liberté d’installation pour tou.tes…

TOUSTES EN GRÈVE LE 5 NOVEMBRE !

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